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L'article et ses commentaires
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Club Ped (ro)
(
San Pedro / Guatemala
le 08/07/2002)
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Qui voit Ouessant voit son sang, mais qui voit San Pedro voit le repos, l'apéro, la coco - au choix ou tout a la fois. C'est le genre de lieu ou "essayer de se baigner dans le lac", "se mettre une pilée a la bataille corse" ou "ne pas rater l'heure de la sieste" constituent un programme en soi. Bref, le genre de lieu pas nerveux ou les ulceres a l'estomac relevent du mythe.
De l'autre coté du lac Atitlan, Panajachel a eu son heure de gloire a l'epoque hippie. Aujourd'hui, c'est un petit bled 100% gringo ou les boutiques de souvenirs, les hotels et les restos chics s'entassent le long d'une longue rue. Derriere, quelques maisons font de la résistance à la fievre Bed & Breakfast , et en gros voila tout.
Devant la déferlente de touristes, les babas ont pris l'exil dans le patelin d'en face, a vingt kilometres de bateau de là : San Pedro La Laguna.
C'était il y a déja plusieurs années, et depuis les idées des premiers arrivés ont été reprises. Le concept de "Thermal Water", entre autres, a bien marché. Pour le client, ça consiste à payer une quarantaine de francs puis de s'asseoir dans un pédiluve en béton, où un fond d'eau terreuse a chauffé au soleil. Pour vous donner envie d'aller vous racler le derriere sur du ciment, les affiches vantent les bienfaits de la fusion du corps avec les éléments : de l'eau helio-energisée melée de terre chargée en mineraux actifs du volcan. Le bilan des courses, c'est plutot un helio-coup sur le nez et l'haleine chargée en levures de biere actives. Mais peu importe, ça marche pas mal et les mares d'eau croupie ont essaimé.
Autres businesses en vogue : l'école d'espagnol (trois tables, des parasols en palme et on discute), le resto (junk-food internationale a base de pizzas, de pancakes et de cocktails), le ciné (écran géant et DVD americains), les machins new age, le deal.
Autrement dit, San Pedro ressemble comme une goutte d'eau a Pai* et tous ces bleds paumés où des Occidentaux ont un jour posé leur sac a dos. Ils sont un peu en marge du village local, les contacts sont un peu limités, les mélanges assez rares et le style de vie assez eloigné de celui des gens du coin : eau chaude, budget confortable, glandouille. Evidemment, ce n'est pas le cas de tout le monde. Il y a aussi ceux qui parlent espagnol et comptent quelques potes au village, mais pour le reste, les deux sociétés sont quasi hermétiques.
La recette de ces ersatz d'Occident ne varient pas d'un continent a l'autre : coût de la vie dérisoire, cadre naturel agréable, tolérance de la part des autochtones, exotisme de façade, passe-temps à profusion (films, alcool, drogues).
Cela dit, ces villages-vacances plus patachons que Bidochons valent le coup d'etre connus, ce serait dommage de bouder son plaisir. L'ambiance est tranquille et les gens plutot ouverts, tout ce qu'il faut pour se remettre de la jungle des villes et soigner son ulcère...
* souvenez-vous, Pai dans le nord de la Thailande, le village où nous sommes restés scotchés entre le bungalow, la source d'eau chaude et les fruit shakes... |
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oh que non, c'est assez bien vu...
mais pour les gens qui seraient tentés d'y aller parce que haut-spot touristique, çà en dit trop !
avant d'aller au Guatemala, j'ai entendu beaucoup de témoignages idylliques mais vos descriptions de San Pedro et de Chichi correspondent exactement à ce que j'ai ressenti !
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