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L'article et ses commentaires
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Carnet de route de Chine (6)
(
KANGDING- CHENGDU - LANZHOU / Chine
le 30/05/2003)
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En arrivant à Kangding, je me suis dit que je pouvais bien continuer jusqu’à Chengdu.Je comptais me reposer de ces voyages en bus pendant au moins 1 semaine et comme je connaissais bien Chengdu, j’avais hâte d’y être. Donc une fois arrivée à la gare routière, je me précipite pour acheter un billet de bus pour Chengdu mais malheureusement il me faut attendre plusieurs heures avant de pouvoir repartir ce qui veut dire une arrivée tardive à Chengdu et un voyage en bus couchette, le summum de l’horreur pour moi. J e me suis souvent poser la question de savoir ce qui me fait courir sans réellement profiter du moment présent mais je pense que les conditions n’étaient pas idéales pour moi et j’espère pouvoir revenir dans cette partie de la Chine pour mieux la découvrir.
Le trajet va durer 7h sur une route à moitiée asphaltée et sous la pluie.
Mon compagnon de voyage est un petit vieux qui fume et crache ses boyaux après chaque taffe. Finalement à 1h00 du matin nous arrivons à la gare routière, une des gares de Chengdu. Je suis la seule à descendre, tous les autres ainsi que le chauffeur vont finir leur nuit dans le bus. C’est une drôle d’habitude mais qui permet d’économiser une nuit d’hôtel.
Mais je n’ai pas un budget si limité et je dois encore une fois réveiller le gardien de la gare pour qu’il m’ouvre le portail principal où quelques taxis attendent.
J’en prends un pour me rendre à mon hôtel sans savoir que l’hôtel est juste derrière mais je suis si fatiguée que ce n’est pas important.
C’est au Traffic Hotel que j’ai rencontré Weny une réceptionniste trés sympathique qui me servira de traductrice quelques jours après. Je n’y ai dormi que quelques heures car je voulais retourner dans l’hôtel que je connaissais de mon voyage précédent et qui se trouve à l’intérieur de l’école de médecine chinoise traditionnelle.
Finalement après plusieurs minutes de marchandage, je prends mes aises dans une chambre triple mais occupée uniquement par moi pour le moment.
Chengdu est la capitale de la province du Sichuan, c’est une grande ville mais en même temps, le vert y est trés présent. Il y a énormement de salon de thé à l’ancienne dans des cadres enchanteurs. Près de l’école de médecine, il y a un grand parc qui est le rendez-vous des chinois le weekend,on y trouve un des plus vieux temples taoistes de Chengdu.
Le lendemain de mon arrivée, je commence mes recherches pour trouver une interprète qui pourrait m’accompagner pour mes entretiens. Je me dirige vers l’hôpital, j’avais envie de voir l’intérieur et après l’avoir vu, je me dit que je n’ai pas intérêt à tomber malade. C’est un vrai moulin. Cela ressemble plus à une usine qu’à un hôpital.
Je commence par les agences de voyage mais là encore, le niveau d’anglais est trés faible, puis je vais dans les grands hôtels où il y a toujours une agence de voyage qui y est rattachée.
Cette fois-ci le tarif est trop cher pour moi.
Je décide de retourner au Traffic Hotel où j’ai dormi la 1ère nuit dans l’espoir de rencontrer la réceptionniste qui m’avait accueilli, Weny.
Bingo, elle est là et nous commencons à discuter et j’en profite pour l’interviewer. Elle accepte volontiers de me servir d’interprète et nous nous donnons RDV pour dans 2 jours, durant son jour de repos.
2 jours plus tard, me voilà donc devant la statue de Mao à attendre Weny qui finalement arrive en compagnie de son petit copain, un japonais rencontré à l’hôtel.
J’avais envie d’aller dans une boutique de photo de mariage pour en interviewer le directeur. J’avais fait des repérages la veille.
Nous avons donc laissé son petit ami et nous sommes partis dans cette boutique en direction de mon hôtel.
Elle m’a presenté comme étant journaliste pour une télévision francaise, il voulait voir ma carte mais bien évidemment je n’en avais pas alors je lui ai écrit mon adresse personnelle. Il voulait s’assurer que ca ne passerait pas sur la TV chinoise, ce que je lui ai assuré.
On est allé dans une petite salle de conférence et tout s’est trés bien passé. Il a repondu à toutes mes questions.
Mon moral était au beau fixe. Nous avons continué en essayant de parler à des femmes qui travaillaient à l’extérieur, gardeuse de bicyclette ou vendeuse de mandarines.
On a été obligé de faire cela dehors car ces femmes ne voulaient pas aller ailleurs, nous n’avons eu aucun problème mis à part l’attroupement provoqué par la 2ième interview, les gens s’arrêtaient et commentaient les questions, c’était marrant à voir mais je ne pouvais avoir 36 voix qui parlaient en même temps. On a du leur demander de se taire, finalement tout s’est trés bien passé dans les rires et les sourires.
Par contre au moment de ranger mon micro, j’ai croisé le regard d’un policier alors je me suis dépêchée de le cacher mais c’était trop tard et ils se sont dirigés vers nous en nous demandant si on avait des autorisations pour filmer. Weny a dit que oui et ils nous ont laissé partir sans demander à les voir, mais j’étais en colère contre elle, car je ne voulais pas qu’elle ait des problèmes et cela aurait pu dégénéré surtout pour elle.
On a continué encore 1h mais il commençait à faire nuit, il était 18h00 et weny m’a proposé de rencontré une amie à elle qui parlait très bien anglais. J’ai accepté et nous avons fixé le RDV dans un Mac Donald. Weny a retouvé son ami japonais et moi j’ai fait la connaissance de Carol. Nous avons parlé pendant plus d’1h et je les ai quitté pour rentrer à mon hôtel après les avoir invite à diner.
Avant nous avons échangé nos adresses email pour garder le contact. De nos jours, la plupart des chinois citadins ont une adresse électronique, L’internet est bon marché, les tarifs varient selon les villes 3frs de l’heure à 14frs à Shanghai.
C’est bientôt la fin de mon séjour à Chengdu et je me rends à la gare ferroviaire pour acheter mon billet de train pour ma prochaine destination LANZHOU qui se trouve à peu près à 30h de train.
J’ai fait la bêtise de partir sans vérifier que j’avais de l’argent sur moi et arrivée à la gare, je me suis apercue que je n’avais pas assez pour la couchette du milieu et j’ai du prendre la plus haute. Mais le pire c’est que je n’avais plus d’argent pour rentrer à mon hôtel et j’ai du marcher plus de 3h pour retrouver le centre ville et une banque où je me suis précipitée pour changer mes quelques dollars. J’étais épuisée, je suis repartie à la banque de Chine pour tirer cette fois de l’argent avec ma carte bleue.
Le lendemain après avoir déjeunée dans ma chambre, je suis partie prendre le bus qui va m’emmener à la gare. Le départ est prévu à14h00 et le voyage va durer 26h. J’ai passé tout le voyage à discuter avec un jeune médecin qui partait retrouver sa femme pour 3jours. Tous les 2, jeunes mariés travaillent dans une ville différente située à plus de 2jours de train. Elle, est fonctionnaire et donc ne peut choisir son lieu de travail. En chine, on demande trés rarement l’avis des intéréssés pour les mutations.
J’avais espérer faire des interviews dans le train mais toutes les femmes à qui nous avons demandé ont refusé alors je me suis contentée de discuter avec ce jeune homme. le temps a passé trés vite et nous voilà donc arrivé à Lanzhou, ville que j’ai toujours apprécié.
A Lanzhou j’ai également mes habitudes quand à mon lieu d’hébergement. Je retourne donc au Lanzhou Hôtel qui est un hôtel 4 étoiles avec un batiment réservé aux petits budgets. Nous sommes le 29 novembre et je ne vais rester à Lanzhou qu’1jour car je vais y revenir apres mon périple dans la province du Xinjiang.
Je pars acheter mon billet de train pour Urumqi et là encore, la gare est en
travaux, les salles d’attente sont sous des tentes de l’armée. Il fait trés froid mais le ciel est bleu.
L’avantage de repasser par la même ville, c’est que l’on peut déposer son bagage en bagagerie et voyager trés léger, pour une somme dérisoire 1frs.
Le voyage jusqu’à Urumqi va durer 24h en train.
Cette fois-ci je me suis offerte une couchette inférieure et je partage ma petite table avec un vieux chinois.
On est à peine parti que le chef du train vient me voir et demande à voir mon passeport mais comme il ne parle pas anglais et moi mon chinois est trés limité, je lui dit non et quelques minutes plus tard, il revient avec un homme qui parle anglais et finalement je comprends que le chef du train voulait seulement connaitre ma nationalité et il pensait que j’allais lui tendre mon passeport sans broncher mais pour moi, le passeport est sacré et seule la police peut le demander. On s’est tous les deux excusés de ce malentendu et il est parti en rigolant.
J’ai commencé à discuter avec l’homme qui m’avait aidé et il s’est avéré qu’il était professeur d’anglais et voyagait avec un groupe de professeurs partis en stage d’informatique à Lanzhou. Ils venaient tous de la province du Xinjiang et étaient désireux de parler avec moi.
Alors a commencé une discussion entre eux et moi avec lui au milieu pour traduire. C’était trés marrant car il leur a dit qu’ils ne devaient pas laisser passer l’occasion de parler avec une étrangère , que ca n’allait peut-être jamais se reproduire. Je me suis fait l’effet d’un orateur devant un parterre d’étudiants. On a parlé de tout, beaucoup de questions personnelles, des questions sur le système scolaire, de la mode à Paris. C’est là que j’ai rencontré le 1er ourghour, une des minorités de cette province. Il était professeur mais ne parlait que chinois et sa langue.
C’était trés intéressant. Ils m’ont accordé une pause pour boire du thé puis c’est reparti et cette fois-ci j’ai demandé à interviewer 2 femmes dont une qui parlait déjà anglais. C’était trés convivial.
Ca été un voyage éclair , les 24h sont passées trés trés vite.
Le lendemain, nous sommes arrivés à Urumqi et nous nous sommes quittés en s’échangeant nos adresses email. |
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