Arrêt dîner
dans un bled réduit au parking de l'hôtel-restaurant. Des champs
se pressent de l'autre côté de la route. Les quelques maisons
à proximité forment à peine un hameau. Il n'y a personne
dehors. On ne verra personne sinon les deux serveuses du resto. De temps à
autre, un chien aboit et une voiture passe en pleins phares sur la départementale.
Voilà tout. Après la musique "pimba" du chauffeur
et la rumeur constante du moteur, c'est agréable.
Je rôde
autour de l'hôtel et louche à travers les fenêtres du restaurant.
Mes voisins de bus, le nez dans l'assiette, mangent rapidement. Les tables
sont longues, couvertes d'une toile cirée très "comme à
la maison". Le buffet propose des gamelles aux fortunes diverses : la
salade de pommes de terre a été éclusée tandis
que les bulots emplissent encore la bassine en métal.